La parole aux sections des OPH

La préparation des élections professionnelles et le renforcement de la syndicalisation sont aussi des enjeux majeurs pour les sections CFDT des offices publics de l’habitat (OPH). Stéphane Mayet et Yasmina Medjoudj partagent leurs expériences sur la constitution des listes, la recherche de candidats et la mobilisation des adhérents, tout en évoquant les spécificités de leurs établissements et les défis de la relève syndicale.

Stéphane (SM) : Nous avons commencé par faire le point avec l’équipe actuelle pour identifier les personnes souhaitant poursuivre leur engagement. Nous avons ensuite sollicité les adhérents du syndicat désireux de s’investir, puis échangé avec les membres du CSE pour repérer d’autres candidats potentiels et les contacter directement. La préparation du protocole d’accord préélectoral (PAP) fait également partie des étapes de cette démarche.

Nous avons rencontré quelques difficultés dans la recherche de candidats, mais la situation reste encourageante : nos listes devraient être complètes.

Yasmina (YM) : La première étape a été de travailler sur le protocole d’accord préélectoral. Notre classification des emplois ayant évolué, j’ai échangé avec la direction afin de définir une répartition équitable entre nos deux collèges électoraux : celui des ouvriers et employés, et celui des techniciens, agents de maîtrise et cadres. Nous avons ensuite engagé la recherche de candidats et la rédaction de la profession de foi.

Ma collègue Marjorie s’est chargée de solliciter ses collègues. Je lui ai conseillé de rechercher, dans différents services, des personnes ouvertes d’esprit, avec lesquelles elle pourrait travailler sereinement. Les candidats ont lu et signé la charte présentant nos valeurs.

Marjorie n’a pas rencontré de difficultés particulières. Le principal point à clarifier était que se présenter sur une liste CFDT n’impose pas d’adhérer au syndicat. À ce stade, seules deux personnes sur les huit candidats seront adhérentes.

Dans les OPH, présenter une liste constitue un enjeu important, notamment pour permettre la désignation d’un délégué syndical après les élections. Celui-ci joue un rôle essentiel dans l’entreprise, puisqu’il négocie les accords collectifs et participe aux négociations annuelles obligatoires (NAO).

YM : Non, au sein du CSE, nous nous intéressons à l’ensemble des personnels, quel que soit leur statut.

SM : À l’OPH Angers Loire Habitat, nous ne comptons qu’une seule section syndicale. Avec 44 adhérents pour 236 salariés, notre taux de syndicalisation est deux fois supérieur à la moyenne nationale.

YM : Notre principal enjeu est de recruter de nouveaux adhérents, car nos effectifs sont aujourd’hui peu nombreux. Il s’agit également de préparer la relève en vue de mon départ, prévu dans quatre à cinq ans, afin d’assurer la continuité de la fonction de délégué syndical.

SM : Une approche directe en proposant régulièrement aux salariés d’adhérer au syndicat est privilégiée. Le travail reconnu de l’équipe du CSE constitue également un levier pour encourager l’adhésion.

YM : C’est principalement Marjorie qui mène cette action sur le terrain. Elle échange directement avec les salariés pour leur présenter le syndicat et son rôle.

SM : L’engagement des adhérents prend des formes diverses. Certains jouent un rôle de lanceur d’alerte ou de relais dans les différents secteurs, en s’appuyant notamment sur leur connaissance des métiers. Selon leurs souhaits, ils s’impliquent directement sur le terrain ou apportent leur soutien en arrière-plan. D’autres adhèrent principalement pour bénéficier d’une protection ou par solidarité avec l’action syndicale.

YM : Malheureusement, l’engagement est aujourd’hui inexistant dans notre section, qui ne compte plus que quatre adhérents.

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