
Nous avons rencontré Carole Rafiou, secrétaire adjointe de la section de l’Établissement Supérieur d’Art et de Design « Tours – Angers – Le Mans », conseillère du syndicat Interco 49 et nouvellement chargée de la communication du syndicat !
Bonjour Carole, peux-tu en quelques mots nous présenter ton parcours professionnel et syndical ?
Mon parcours professionnel et syndical s’est construit au fil des années et des expériences. Après avoir suivi une formation en histoire de l’art, j’ai intégré la bibliothèque d’une école d’art, il y a une trentaine d’années, avec une interruption de sept ans pour occuper un poste dans la communication, toujours dans la même école. C’est d’ailleurs à l’occasion de ce changement de poste, vécu comme une injustice à l’époque, que j’ai entamé mon engagement syndical.
Initialement membre d’une autre organisation syndicale par affinité professionnelle et en réaction à des tensions avec une supérieure hiérarchique, j’ai ensuite rejoint la CFDT, un syndicat dont les valeurs me correspondaient davantage. En 2018, nous avons relancé la section CFDT au sein de l’école, où j’occupe depuis un des postes de secrétaire adjointe. Lors des élections professionnelles de la même année, j’ai été élue représentante du personnel au Comité technique et au CHSCT. Plus récemment, en novembre 2024, j’ai été élu pour siéger au conseil syndical d’INTERCO CFDT 49. J’ai également intégré la cellule communication du syndicat depuis peu avec notamment la charge de la lettre d’information.
Tu travailles à l’École supérieure d’art et de design « TALM » (Tours, Angers, Le Mans), anciennement appelée École supérieure des beaux-arts. Peux-tu nous présenter son organisation et son fonctionnement ?
Il s’agit un établissement d’enseignement supérieur artistique issu de la fusion des écoles des beaux-arts de ces trois villes, dans le cadre de la réorganisation de l’enseignement supérieur au sein de l’espace européen. Cette intégration a permis à l’établissement de délivrer des diplômes reconnus au niveau européen.
Dotée du statut d’établissement public de coopération culturelle (EPCC), du ressort de la fonction publique territoriale, TALM repose sur une collaboration interrégionale et interterritoriale, impliquant deux régions (Pays de la Loire et Centre-Val de Loire), trois départements (Indre-et-Loire, Maine-et-Loire, Sarthe) et trois métropoles. Les trois écoles regroupent des personnels issus des trois filières technique, administrative et culturelle, soit environ 155 agents. La filière culturelle est la plus représentée, les deux tiers de l’effectif sont les professeurs et les bibliothécaires.
Carole, tu es secrétaire adjointe de la section depuis 2018. Peux-tu nous dire deux mots sur la section ?
La section CFDT de TALM est structurée autour d’un bureau composé d’un secrétaire Nicolas Quémener (Angers) et de deux secrétaires adjoints et d’un membre supplémentaire. Cette organisation est la conséquence de la répartition géographique des sites. Actuellement, la section regroupe des adhérents représentant l’ensemble des cadres d’emploi, tels que les techniciens, les professeurs, les bibliothécaires, ainsi que le personnel en charge des finances, etc. Ces adhérents sont issus des trois sites de l’école : Tours, Angers et Le Mans.
Au fil des années, le nombre d’adhérents a connu des fluctuations significatives. Les désaccords profonds entre les deux organisations syndicales représentatives au sein de l’école (CFDT et CGT) ont conduit à des départs et à une décision au sein de la section de ne pas présenter de liste aux élections professionnelles de 2022. Cependant, depuis un peu plus d’un an, la section a enregistré de nouvelles adhésions et affiche une dynamique renouvelée, avec pour objectif de déposer une liste pour les élections de 2026.
Peux-tu également nous éclairer sur la relation de la section avec le syndicat ?
Depuis la réactivation de la section CFDT de TALM en 2018, notre collaboration avec le syndicat se caractérise par un accompagnement de proximité, qui nous a permis d’acquérir de l’expérience dans les échanges avec notre employeur, de structurer nos actions. Nous avons gagné de la confiance dans les négociations. Nous avons bénéficié du soutien nécessaire dans les périodes les plus complexes. Nous savons aussi y trouver les ressources nécessaires quand nous souhaitons mener des actions, en suivant les formations proposées (CFDT mieux la connaitre ; Savoir prendre la parole ; Lutte contre les VHSS ; Préparer et gagner les élections, etc.), ou en contactant nos référentes au syndicat.
Actuellement vous n’êtes pas élus représentants du personnel, mais quelles relations entretenez-vous avec vos collègues et votre employeur ? Comment envisagez-vous les élections professionnelles, une liste va-t-elle être déposer par la section ?
Malgré notre retrait, des instances de représentation du personnel, nous avons maintenu le lien avec nos collègues en allant les rencontrer de manière informelle pour continuer à leur communiquer de l’information ou entendre leurs revendications. Ces préoccupations de nos collègues ont pu donner lieu à des temps plus formels : heures mensuelles d’informations syndicales (HMIS). Nous avons continué à en organiser.
Les relations avec l’employeur ont aussi perduré. Des rendez-vous ont été sollicités afin de traiter des problématiques spécifiques rencontrées par nos collègues, telles que le turn-over récurrent sur certains postes, des difficultés liées au management d’une direction ou encore en lien avec la charge de travail. Par ailleurs, des réunions régulières sont aussi tenues tous les deux mois, offrant un espace d’échange pour aborder librement tous les sujets souhaités. Ces rencontres ont pour objectif de faire progresser les réflexions collectives, de fournir des perspectives constructives sur des thématiques en lien avec l’organisation du travail, le règlement intérieur ou encore les conditions de travail. Notre direction peut faire le choix que certaines thématiques s’inscrivent à l’ordre du jour des Comités sociaux territoriaux, comme récemment, nous avons été à l’initiative de la revalorisation de la valeur faciale des chèques déjeuners.
Bravo, et merci Carole pour ces informations précises. Bon courage à l’équipe pour la campagne des élections professionnelles qui arrive.

Un beau portrait ! 🙂