
Mylène, secrétaire adjointe du syndicat, est allée à la rencontre de Raphaël, secrétaire de la section de Gennes-Val de Loire et conseiller du syndicat Interco de Maine-et-Loire.
La section de Gennes-Val de Loire a remporté le challenge adhésion lors de notre 15ème congrès le 28 novembre dernier avec, non seulement le meilleur taux de progression en 2024 du nombre d’adhérents (56%) mais aussi le meilleur taux de progression d’adhérents jeunes (passage de 11% à 21% de jeunes) !
Bonjour Raphaël, tu es le secrétaire de la section CFDT Gennes-Val de Loire depuis l’année dernière. Peux-tu nous dire ce qui t’a décidé à « endosser cette mission » ?
Quand je suis arrivé en Maine-et-Loire, j’ai démarré dans une autre commune où j’ai commencé à voir les problèmes qui pouvaient toucher les collègues. J’y ai appris que les représentants du personnel étaient tirés au sort et donc pas très investis. Même chose à Gennes-Val-de-Loire.
Quand j’ai entendu parler des élections professionnelles, j’ai donc tout de suite voulu monter une liste pour qu’on ait une vraie voix, pour porter les messages de tous les services auprès du Maire. J’ai réussi à mobiliser 12 personnes et j’ai donc pu déposer une liste complète, ce dont je suis toujours très fier. On a eu une belle mobilisation aux élections. Et c’est en toute logique qu’on a décidé d’ouvrir la section avec Anne-Gaëlle Macé, ma référente au syndicat. Plus on est nombreux à se syndiquer et à adhérer aux valeurs de la CFDT, plus ce sera facile d’améliorer nos conditions de travail !
Qu’est-ce que cela change pour toi dans tes relations avec tes collègues, ton employeur ?
Pas mal de choses. Ça m’a permis de rencontrer beaucoup de collègues, d’apprendre à connaître leurs métiers, les problèmes auxquels ils sont confrontés au quotidien. Ça m’a rapproché des gens. Maintenant quand ils ont un problème ils viennent souvent me voir, me posent des questions.
Pour mon employeur je sais que c’est plus compliqué, en tant que responsable d’un petit service, je dois savoir jongler entre mes différentes casquettes. Mais les élus quant à eux ont bien du mal à jongler. Alors il faut savoir être patient et leur expliquer à chaque fois s’ils s’adressent au responsable, au secrétaire de section ou au représentant du personnel.
Peux-tu nous citer des actions de ta section ?
On a fait un tractage chaque année depuis les élections en décembre 2022, lors du dernier tractage on a pu distribuer 150 calendriers, potentiellement un pour tous les agents ou presque. On a aussi fait une réunion “d’heure mensuelle d’information” par an. Et comme on a obtenu des prix lors du dernier congrès Interco, nous allons commencer cette année avec une réunion spéciale pour fêter les vœux de la section, autour d’un verre de l’amitié et de la dégustation du panier de gourmandises offert par le syndicat !
Tu es également un jeune adhérent, comment concilier vie militante et vie professionnelle ?
Honnêtement, ce n’est pas toujours évident. Le nerf de la guerre c’est le temps, or je n’ai pas de temps de décharge syndicale pour l’instant. Je fais donc avec les moyens du bord, mais toujours avec beaucoup d’entrain et d’efficacité. J’essaye de m’entourer d’adhérents dans la section qui peuvent m’épauler pour certaines tâches et diviser ainsi la charge de travail. Le syndicat, avec ma référente Anne-Gaëlle, ainsi que Fabien Cady, m’ont beaucoup aidé pour la mise en place de la section ainsi que dans l’accompagnement individuel des agents. Je tiens à les remercier vivement pour leur dévouement et leur oreille patiente et attentive.
Comment vois-tu ton parcours d’ici une dizaine d’année et ton investissement au sein de la CFDT ? Que t’a apportée la CFDT ?
C’est assez flou pour moi, j’imagine que je pourrai avoir un peu de temps de décharge syndical dans quelques années, pour accorder à la défense des droits de mes collègues toute l’attention qu’elle mérite. Mais ça va beaucoup dépendre de mes opportunités professionnelles !
J’ai découvert avec la CFDT des valeurs fortes qui sont portées au quotidien et qui m’ont permis de retrouver du sens au travail. Ça m’a permis de m’ouvrir à d’autres horizons et de rencontrer de nouvelles personnes. En échangeant avec des agents de différentes collectivités, ça permet de prendre du recul sur ses propres problèmes, et de voir ce qui a marché ailleurs est hyper motivant aussi !
As-tu un message pour les jeunes qui souhaitent adhérer mais qui n’osent pas encore le faire ?
Déjà, si le prix est un sujet, honnêtement ce n’est pas grand-chose à donner, et ça sert une très bonne cause. Cela permet aussi d’avoir de nombreux avantages (remboursements pour certaines grèves, formations supplémentaires, web cafés thématiques, etc.) en plus de l’accompagnement individuel auquel on pense généralement quand on adhère.
Le syndicat a besoin de jeunes adhérents, car on a nos propres valeurs qui ne sont pas forcément celles de nos aînés, et qu’il est important de porter pour qu’elles soient reconnues et fassent l’objet de revendications.
Le syndicat vous accueillera à bras ouverts ! Peut-être qu’on se verra au prochain after work ?!

Très chouette interview, ça donne envie de s’engager !